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Entraînement à jeun en endurance : bénéfices, limites et risques

Oxydation des graisses, performance, perte de poids, sleep low et sécurité : ce que l'entraînement à jeun change réellement, et pour qui il est déconseillé.

Qöna10 août 202613 min de lecture

Points clés

  • 1Après une nuit sans manger, le glycogène du foie diminue, mais les muscles ne sont pas « vides ».
  • 2À jeun, l'oxydation des graisses augmente souvent pendant un effort aérobie ; cela ne garantit pas une perte de graisse supérieure [2-4].
  • 3Manger avant l'effort améliore en moyenne la performance aérobie prolongée, mais pas nécessairement un effort court [3].
  • 4La périodisation des glucides, dont le « sleep low », n'améliore pas globalement la performance dans la méta-analyse disponible [5].
  • 5Les séances longues, intenses, techniques et spécifiques à la compétition doivent être correctement alimentées.
  • 6Jeûner ne veut pas dire se priver d'eau : cette pratique n'est pas adaptée à tout le monde et ne doit jamais être imposée.

Courir ou pédaler avant le petit-déjeuner peut être pratique et augmente souvent l'utilisation des graisses pendant la séance. Cela ne signifie pas que tu perdras davantage de masse grasse, que tu économiseras toujours ton glycogène ou que tu deviendras plus performant sur marathon, trail ou triathlon.

L'entraînement à jeun est au mieux un outil facultatif, à faible priorité. La régularité, une charge adaptée, un apport énergétique suffisant et le ravitaillement des séances clés ont des effets beaucoup plus établis sur la santé et la performance [1].

Coureur effectuant une sortie facile au lever du soleil
Coureur effectuant une sortie facile au lever du soleil

Que signifie vraiment « s'entraîner à jeun » ?

Plusieurs stratégies sont souvent mélangées.

La séance après un jeûne nocturne

Tu t'entraînes le matin après environ huit à douze heures sans apport énergétique. L'eau et, si elle est bien tolérée, une boisson non calorique restent possibles. Le foie a utilisé une partie de son glycogène pour maintenir la glycémie pendant la nuit, tandis que le glycogène musculaire dépend surtout de l'alimentation et de l'entraînement de la veille. Cette situation n'équivaut ni à une déplétion complète du glycogène, ni à un jeûne prolongé.

L'entraînement avec peu de glucides disponibles

Le terme « train low » regroupe des méthodes qui réduisent volontairement les glucides avant, pendant ou entre certaines séances. L'objectif expérimental est d'amplifier certains signaux cellulaires liés à l'adaptation. La disponibilité en glucides peut être faible dans le foie, dans les muscles ou dans les deux : ces situations ne sont pas interchangeables.

Le protocole « sleep low »

Le « sleep low » associe une séance intense le soir avec des glucides disponibles, une récupération nocturne sans restauration glucidique complète, puis une séance facile le matin avec une faible disponibilité en glucides. Ce n'est pas une version « plus vraie » du jeûne, mais une stratégie de périodisation exigeante.

Une petite étude de trois semaines chez vingt-et-un triathlètes hommes a rapporté une amélioration avec ce protocole [6]. Cependant, d'autres essais n'ont pas reproduit un bénéfice supérieur [7] et une méta-analyse de neuf études n'a trouvé aucun effet global significatif de la restriction glucidique périodisée sur la performance [5].

Le jeûne intermittent

Le jeûne intermittent organise les horaires des repas sur la journée ou la semaine. Ce n'est pas un protocole d'entraînement en soi. Ses effets sur le poids dépendent notamment de l'apport énergétique global, et ses résultats ne peuvent pas être transférés automatiquement au sport d'endurance.

Glucides et lipides : tu utilises toujours un mélange

Tes muscles produisent de l'énergie à partir de plusieurs substrats. La proportion de glucides et de lipides varie avec :

  • l'intensité et la durée de l'effort ;
  • ton niveau d'entraînement ;
  • les repas et séances précédentes ;
  • les glucides consommés pendant l'effort ;
  • la température, l'altitude et la fatigue.

Les réserves de graisse sont bien plus importantes que celles de glycogène, mais leur présence ne garantit pas une fourniture d'énergie assez rapide pour toutes les intensités. Les glucides restent un carburant polyvalent pour le muscle et le système nerveux, particulièrement précieux lorsque l'allure augmente [1,8].

Le foie aide à maintenir la glycémie, alors que le glycogène stocké dans un muscle alimente surtout ce muscle. Après la nuit, parler de « réserves de sucre limitées à 300 ou 400 g » est trop simpliste : la quantité varie selon la masse musculaire, l'alimentation, l'entraînement et le moment de la mesure.

Brûles-tu davantage de graisses à jeun ?

Oui, pendant de nombreuses séances aérobies comparables, la part et la quantité de lipides oxydés sont plus élevées à jeun. Une méta-analyse de vingt-sept études a trouvé une hausse aiguë de l'oxydation des graisses par rapport à une séance réalisée après un repas [2].

Mais « brûler plus de graisse pendant une heure » n'est pas synonyme de « perdre plus de masse grasse sur plusieurs semaines ». L'organisme ajuste l'utilisation et le stockage des substrats au fil de la journée. Dans une revue de cinq études comprenant seulement quatre-vingt-seize participants, l'exercice à jeun n'a pas amélioré le poids ou la composition corporelle par rapport à l'exercice après alimentation [4]. Les données restent limitées, mais elles ne soutiennent pas une promesse minceur.

Bol de petit-déjeuner avec céréales, fruits, graines et produit laitier ou alternative
Bol de petit-déjeuner avec céréales, fruits, graines et produit laitier ou alternative

L'entraînement à jeun améliore-t-il la performance ?

Pour une séance isolée

La méta-analyse d'Aird et ses collègues indique qu'un repas avant l'exercice améliore en moyenne la performance aérobie prolongée. Aucun bénéfice clair n'apparaissait pour les efforts aérobies plus courts [3]. Les protocoles et les repas différaient, ce qui empêche de fixer une minute précise à partir de laquelle tout le monde doit manger.

En pratique, une séance longue, une sortie avec du dénivelé, un enchaînement triathlon, un travail au seuil, de VMA ou de PMA demandent une qualité d'exécution que le manque de carburant peut compromettre. « Finir malgré la fatigue » n'est pas forcément le stimulus prévu.

Après plusieurs semaines

Des études observent parfois davantage de marqueurs d'adaptation ou d'oxydation des lipides avec une faible disponibilité glucidique. Le passage de ces marqueurs à une meilleure performance n'est cependant pas automatique. La méta-analyse de 2021 ne montre aucun avantage global par rapport à un entraînement avec une disponibilité élevée en glucides [5].

Autrement dit : ton métabolisme peut changer sans que ton chrono s'améliore.

Dans quelles séances l'éviter ?

SéancePosition QönaPourquoi
Endurance très facile et familièreFacultatif chez un adulte en bonne santéL'objectif peut rester compatible avec un effort bas, mais aucun gain n'est garanti
Sortie longueAlimenter avant et pendant selon le planQualité, sécurité, récupération et entraînement digestif
VMA, PMA, seuil, côte intenseAlimenterLes glucides soutiennent les hautes intensités et la qualité des répétitions
Trail technique ou sortie isoléeAlimenterUne baisse de vigilance ou d'énergie augmente les conséquences d'une erreur
Enchaînement ou double séanceAlimenter et récupérerÉviter d'accumuler une faible disponibilité énergétique
Compétition ou répétition généraleAppliquer le plan de courseTester le petit-déjeuner et le ravitaillement fait partie de la préparation
Chaleur, altitude ou maladie récenteReporter l'expérimentationLes contraintes physiologiques et la sécurité priment

Il n'existe pas de durée universellement sûre de 30, 60 ou 90 minutes. Le niveau, la veille, l'environnement, les traitements et les symptômes changent la situation.

Cycliste buvant pendant une sortie d'endurance sur route
Cycliste buvant pendant une sortie d'endurance sur route

Les signaux qui imposent d'arrêter

Interromps la séance en cas de tremblements, sueurs inhabituelles, faiblesse brutale, vertiges, confusion, vision perturbée, perte de coordination, nausées importantes ou sensation de malaise. Ne poursuis pas seul « pour valider la séance ».

Une douleur thoracique, un évanouissement, une confusion persistante, un symptôme neurologique ou une incapacité à récupérer normalement justifient une aide urgente. Si ces signes se répètent, cesse les séances à jeun et demande un avis médical.

Qui ne devrait pas s'entraîner à jeun sans accompagnement ?

Évite cette stratégie ou demande un avis individualisé si tu es concerné par :

  • un diabète, surtout avec insuline ou médicaments pouvant provoquer une hypoglycémie [10] ;
  • une grossesse, un allaitement ou l'adolescence ;
  • un antécédent de trouble alimentaire, de restriction compulsive ou d'exercice compensatoire ;
  • des signes de faible disponibilité énergétique ou de REDs : fatigue persistante, blessures ou maladies répétées, dégradation de la performance, perturbations menstruelles, baisse de libido, troubles du sommeil ou de l'humeur [9] ;
  • une masse corporelle insuffisante, une perte de poids involontaire ou un objectif de perte rapide ;
  • des hypoglycémies, malaises ou migraines déclenchés par l'absence de repas ;
  • une maladie aiguë, une convalescence ou un traitement nécessitant une prise alimentaire.

Cette liste n'est pas exhaustive. Un diététicien du sport et, selon la situation, un médecin peuvent déterminer si la stratégie a une place et préserver l'apport énergétique total.

Le risque principal : transformer une séance en sous-alimentation chronique

Une séance à jeun occasionnelle et une faible disponibilité énergétique persistante ne sont pas la même chose. Le problème apparaît lorsque le jeûne s'ajoute à un apport quotidien insuffisant, des restrictions glucidiques répétées, une charge élevée et une récupération incomplète.

Le consensus 2023 du Comité international olympique décrit le REDs comme un ensemble d'altérations de santé et de performance liées à une disponibilité énergétique inadéquate. Une faible disponibilité glucidique peut amplifier certains effets, notamment sur l'immunité, le fer et le remodelage osseux [9]. Les hommes comme les femmes sont concernés.

Le poids ne permet pas d'exclure ce risque. Une personne peut maintenir son poids tout en ne fournissant pas assez d'énergie au bon moment pour soutenir ses fonctions physiologiques et son entraînement.

Pourquoi le « sleep low » n'est pas un protocole grand public

Le « sleep low » manipule le carburant autour de deux séances rapprochées. Il doit préserver l'énergie et les protéines de la journée, coordonner précisément les intensités et restaurer les glucides après la séance basse. Le réduire à « protéines et légumes le soir, puis une heure à jeun » peut créer un déficit non prévu et dégrader la récupération.

Si un athlète expérimenté souhaite l'utiliser, cette décision devrait être limitée à un bloc précis, supervisée par un entraîneur et un diététicien du sport, et interrompue si la qualité, le sommeil, l'humeur ou la récupération se détériorent. Le bénéfice attendu reste incertain [5-7].

Et pour le marathon, le trail ou l'ultra ?

Pouvoir oxyder beaucoup de lipides ne remplace pas la capacité à consommer des glucides en course. Le tube digestif se prépare lui aussi. Les sorties longues doivent servir à tester le petit-déjeuner, les boissons, les aliments, les quantités et le timing prévus en compétition.

Une pratique fréquente à jeun peut même supprimer des occasions d'entraîner cette tolérance digestive. Pour un ultra, les graisses contribuent largement à l'énergie, mais les accélérations, montées, relances et heures de fatigue continuent d'utiliser des glucides.

Sportive buvant après une séance en extérieur
Sportive buvant après une séance en extérieur

Le conseil du coach Qöna

Ne demande pas « combien de calories j'ai brûlées à jeun ? », mais « la séance a-t-elle atteint son objectif sans compromettre la suivante ? ». Compare l'allure ou la puissance à effort perçu égal, la faim, l'humeur, le sommeil et la récupération pendant vingt-quatre à quarante-huit heures.

Dans Qöna, le contexte « à jeun » devrait être une information déclarée par l'utilisateur, jamais une séance prescrite automatiquement. L'algorithme peut déconseiller ce contexte pour une séance clé ou signaler une répétition excessive, mais il ne peut ni diagnostiquer une hypoglycémie ou un REDs, ni conclure qu'une hausse de l'oxydation lipidique améliore la performance.

Le protocole prudent si tu veux quand même essayer

Pour un adulte en bonne santé, habitué à l'endurance et sans facteur de risque décrit plus haut, la version la plus prudente consiste à :

1. Séance facile

Choisir une séance facile, courte par rapport à tes habitudes et sans objectif de vitesse.

2. Manger la veille

Manger normalement la veille au lieu de créer volontairement un déficit énergétique.

3. Boire

Boire avant de partir ; un jeûne alimentaire n'est jamais une raison de restreindre l'eau.

4. Parcours familier

Rester sur un parcours connu, proche d'un retour facile, et éviter le trafic ou le terrain engagé.

5. Sécurité

Emporter une source de glucides, un téléphone et de l'eau, même si tu ne prévois pas de les utiliser.

6. Intensité basse

Maintenir une intensité permettant de parler en phrases complètes.

7. Écoute des signaux

Arrêter si les sensations se dégradent et prendre des glucides si une hypoglycémie est suspectée.

8. Récupération

Prendre ensuite un repas normal apportant glucides, protéines et liquides, surtout si une autre séance suit rapidement [8].

Cette liste réduit certains risques sans rendre la pratique nécessaire ni sans danger. Ne programme pas d'emblée une ou deux séances à jeun chaque semaine : observe d'abord si cette contrainte apporte quelque chose de concret à ton entraînement et à ton bien-être.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un entraînement à jeun ?

Il s'agit généralement d'une séance réalisée le matin après huit à douze heures sans apport énergétique, tout en restant hydraté. Le glycogène du foie est réduit, mais les réserves musculaires ne sont pas nécessairement basses.

Courir à jeun fait-il brûler plus de graisses ?

Souvent oui pendant la séance : l'oxydation des lipides est en moyenne plus élevée qu'après un repas. Cet effet aigu ne prouve toutefois ni une perte de graisse supérieure sur plusieurs semaines, ni une meilleure performance.

L'entraînement à jeun fait-il maigrir davantage ?

Les études disponibles ne montrent pas de perte de poids ou de masse grasse supérieure par rapport à l'exercice après alimentation. L'apport énergétique global, la santé et la régularité comptent davantage.

Faut-il courir à jeun pour préparer un marathon ou un trail ?

Non. C'est un outil facultatif dont le bénéfice de performance n'est pas établi. Les sorties longues et spécifiques doivent surtout permettre de maintenir leur qualité et d'entraîner le ravitaillement prévu en course.

Combien de temps peut-on s'entraîner à jeun ?

Il n'existe pas de durée universellement sûre. Si un adulte en bonne santé souhaite tester, il doit choisir une séance facile et plus courte que son endurance habituelle, emporter des glucides et arrêter au moindre signe inhabituel.

Le « sleep low » est-il identique à une sortie matinale à jeun ?

Non. Le « sleep low » ajoute une séance intense le soir et limite la restauration des glucides avant une séance facile le lendemain. Il est plus exigeant, son bénéfice global reste incertain et il nécessite un encadrement expert.

Qui doit éviter l'entraînement à jeun ?

Les personnes avec diabète traité, grossesse ou allaitement, antécédent de trouble alimentaire, signes de faible disponibilité énergétique, malaises à jeun ou maladie récente doivent l'éviter ou obtenir un avis médical et nutritionnel individualisé.

Ce qu'il faut retenir

L'entraînement à jeun n'est ni une méthode miracle ni une erreur systématique. Il modifie l'utilisation des substrats pendant la séance, sans preuve solide d'un gain de performance ou de composition corporelle. Utilisé occasionnellement, sur une séance facile, chez une personne en bonne santé et bien alimentée, il reste une option. Répété sans encadrement dans un contexte d'apport insuffisant, il devient un risque.

Anticipez vos journées les plus exigeantes

Dans Qöna, déclare le contexte de ta séance et laisse le plan ajuster la charge : les séances clés restent alimentées, les sorties faciles restent faciles.

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Information santé : ce contenu est informatif et ne remplace pas un diagnostic, un traitement ou un plan nutritionnel individualisé. En cas de maladie, traitement, grossesse, symptômes ou antécédent de trouble alimentaire, demande l'avis d'un professionnel compétent.

Références scientifiques

  1. [1] Burke LM, Hawley JA, Wong SHS, Jeukendrup AE. Carbohydrates for training and competition. J Sports Sci. 2011;29(Suppl 1):S17-S27.
  2. [2] Vieira AF, Costa RR, Macedo RCO, Coconcelli L, Kruel LFM. Effects of aerobic exercise performed in fasted v. fed state on fat and carbohydrate metabolism in adults: a systematic review and meta-analysis. Br J Nutr. 2016;116(7):1153-1164.
  3. [3] Aird TP, Davies RW, Carson BP. Effects of fasted vs fed-state exercise on performance and post-exercise metabolism: a systematic review and meta-analysis. Scand J Med Sci Sports. 2018;28(5):1476-1493.
  4. [4] Hackett D, Hagstrom AD. Effect of Overnight Fasted Exercise on Weight Loss and Body Composition: A Systematic Review and Meta-Analysis. J Funct Morphol Kinesiol. 2017;2(4):43.
  5. [5] Gejl KD, Nybo L. Performance effects of periodized carbohydrate restriction in endurance trained athletes: a systematic review and meta-analysis. J Int Soc Sports Nutr. 2021;18:37.
  6. [6] Marquet LA, Brisswalter J, Louis J, et al. Enhanced Endurance Performance by Periodization of Carbohydrate Intake: Sleep Low Strategy. Med Sci Sports Exerc. 2016;48(4):663-672.
  7. [7] Gejl KD, Thams L, Hansen M, et al. No Superior Adaptations to Carbohydrate Periodization in Elite Endurance Athletes. Med Sci Sports Exerc. 2017;49(12):2486-2497.
  8. [8] Thomas DT, Erdman KA, Burke LM. Position of the Academy of Nutrition and Dietetics, Dietitians of Canada, and the American College of Sports Medicine: Nutrition and Athletic Performance. J Acad Nutr Diet. 2016;116(3):501-528.
  9. [9] Mountjoy M, Ackerman KE, Bailey DM, et al. 2023 IOC consensus statement on Relative Energy Deficiency in Sport (REDs). Br J Sports Med. 2023;57(17):1073-1097.
  10. [10] Riddell MC, Gallen IW, Smart CE, et al. Exercise management in type 1 diabetes: a consensus statement. Lancet Diabetes Endocrinol. 2017;5(5):377-390.